Windows: Jules Sitruk nous parle de son premier court métrage !

Né en 1990 et notamment repéré dans le fort sympathique Monsieur Batignole de Gérard Jugnot et dans Moi César, 10 ans et demi, 1m39 de Richard Berry, l’acteur Jules Sitruk a bel et bien décidé à passer derrière la caméra. Skript.fr aujourd’hui met en lumière ce projet à l’occasion d’une interview exclusive avec le futur jeune metteur en scène. Jules nous parle de son premier projet en tant que réalisateur, Windows, financé via la célèbre plateforme Ulule.

Synopsis :
Ses études terminées, Léonard emménage pour la première fois dans son propre appartement Ce jeune homme solitaire, timide et impressionnable, se met rapidement à épier et filmer sous bien des angles, le couple qui habite en face de chez lui. Ce contact indirect avec l’intimité d’autrui le fascine. D’autant que ceux-ci semblent avoir ce qu’il n’a pas lui-même : Une vie – socialement, amoureusement, et sexuellement – épanouie. Il commence donc, fasciné, par les glorifier. En effet, il voit en eux des symboles : Le mari, comme exemple à suivre – de par son assurance, son charisme, sa force. La femme, comme un merveilleux objectif. Comme un but vital auquel il n’avait encore jamais osé songer : L’Amour. Malheureusement, la situation va vite évoluer.

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– Présente toi en quelques mots: Je m’appelle Jules Sitruk, je suis acteur, et auteur/réalisateur en herbe.

– Parles nous des origines de ton court-métrage: Depuis que je suis tout jeune j’écris des petits scénarios. J’aspirais déjà à l’époque a les réaliser un jour. En fait, la passion d’écrire est venue avant l’envie de réaliser. C’est ensuite, en observant attentivement les réalisateurs pour qui j’ai tourné, et en disséquant les films de mes maîtres que toute la force de l’image et de la mise en scène m’a touché.

– Je me rappelle t’avoir rencontré pour la première fois il y a trois ans, cette envie de franchir le premier pas au métier de réalisateur existait déjà. D’où te viens l’envie de créer/réaliser ?  Je viens d’une famille d’artistes: Mon père est musicien, ma mère dessinatrice, et mes grands-pères respectivement peintre et chef. La création a toujours fait partie de moi. D’ailleurs la majeur partie de mon métier de comédien réside dans la création de personnages. Mais toujours sous la tutelle du réalisateur et du scénariste. J’avais envie de faire vivre mes propres idées. De matérialiser mon propre imaginaire.

– Quels sont tes maîtres en la matière ?  Surtout Hitchcock, Von trier, Tarkovski, Lautner, Fincher, Herzog et Aranofski.

– Michael Gregorio pourrait incarner le rôle de Léonard. Un choix original ? Pourquoi ? Pas « il pourrait », il le sera ! A l’époque ou j’écrivais le scénario, déjà, je mangeais, buvais et rêvassais Windows. Un jour, dans le métro, alors que j’écrivais la vie de mon personnage principal, pour apprendre à le connaître totalement, à me familiariser avec chacun de ses traits de caractère, j’ai relevé les yeux et me suis trouvé nez à nez avec l’affiche du spectacle de Michaël. Ce fût une révélation ! J’ai par la suite regardé tout ce qu’il était possible de regarder sur lui, et j’ai découvert un artiste extraordinaire. Puis j’ai eu la chance de pouvoir assez facilement lui faire lire la première version, qui l’a tout de suite captivé. Nous nous sommes rencontrés ensuite très vite, on beaucoup accroché, et voilà !

– Pour cette aventure, tu as souhaité proposé aux internautes une participation financière via le site Ulule ? Pourquoi ? Déjà, parce que nous en avons besoin ! Et puis cela permet à certains internautes aucunement en rapport avec le milieu du cinéma, de soutenir publiquement des projets qui les intrigues, ou auxquels, grâce aux quotidiennes informations que nous leur donnons, les emballent ou leur parlent. L’aide demandée est totalement « artistique ». J’entends par là qu’il s’agira seulement de faire tendre le film vers le résultat le plus léché et visuel possible.

– Etre un acteur connu, déjà ancré dans le métier, facilite t-il la tâche ? Disons que cela te permet d’être écouté, pris au sérieux, dès le premier abord. Mais ça ne va pas plus loin. Ce n’est pas parce que j’ai un petit nom en tant que comédien que cela me donne une quelconque légitimité en tant qu’auteur ou réalisateur. Sur ce point la je débute totalement, et j’ai beau avoir la chance d’avoir pu en admirer beaucoup à l’œuvre, c’est la première fois pour moi que je me retrouverai à leur place.
– Un premier court-métrage qui pourrait se prolonger en un premier long-métrage par la suite ? Non, il s’agit d’une histoire qui se suffit à elle-même. Il peut – selon moi – être dangereux de transformer un court-métrage réussi en long. Souvent, un court-métrage est top justement de part son format, son rythme, et son récit qui a été pensé comme tel. Le prolonger est souvent tentant, toujours risqué.

– Numérique ou Argentine ? Ce n’est pas demain la veille que je tournerai en pellicule, mais j’adorerai pouvoir essayer une fois. En attendant je tournerai Windows en Red Epic, la caméra qu’utilise – entre autre – Monsieur David Fincher.
– Appareil photo ou caméra ? Caméra !
– Devant ou derrière la caméra ? Beeen les deux…
– Cinéma Français ou Américain ? Beeeen les deux… Et aussi Danois, Italien, Anglais, Russe, Allemand….
– Auteur ou Populaire ? Le Bon cinéma
– Truffaut ou Kubrik ? Plutôt Kubrick
– La question que tu aurais aimé que l’on te pose ? Fincher a lu le scénario de Windows et aimerais t’en parler un peu, qu’en dis tu ?