The Mortal Instruments : La Cité des Ténèbres est le premier volet de la saga fantastique écrite par Cassandra Clare, parue en 2012. Lors d’une soirée, Clary Fray (interprétée par Lily Collins), 15 ans, est témoin d’un meurtre. Elle est terrifiée lorsque le corps de la victime disparaît brutalement. Suite à cela, des événements étranges vont se produire, elle va notamment se mettre à dessiner en permanence un symbole dont elle ne connaît pas la signification. Elle découvre ensuite l’existence d’une guerre entre des forces démoniaques (des vampires notamment) et une société secrète des Chasseurs d’Ombres, grâce à sa rencontre avec Jace Wayland (Jamie Campbell Bower) qui en fait partie. Clary va donc se lancer dans une aventure incroyable, avec l’aide son meilleur ami, Simon Lewis (Robert Sheehan).
Dans The Mortal Instruments, nous découvrons une autre facette de Lily Collins. Après son rôle-titre dans Blanche-Neige de Tarsem Singh en 2012, elle est Clary Fray, une adolescente très torturée.
Jamie Campbell Bower que l’on a déjà eu l’occasion de voir dans Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street (Tim Burton, 2007) en compagnie de Johnny Depp, ainsi que Harry Potter et les reliques de la mort – 1ère partie (David Yates, 2010) et dans les volets 2 et 4 de la saga Twilight, arrive à captiver le spectateur malgré la niaiserie du film.
Clin d’oeil aux fans de la série Gossip Girl, le beau Kevin Zegers alias Damian Daalgard dans la série tient un rôle secondaire important dans The Mortal Instrument : La cité des ténèbres. Il incarne Alec Lightwood, un Chasseur d’Ombres secrètement amoureux de Jace Wayland.
Moins connue que ses confrères, mais étant plutôt bonne actrice, Lena Headey que l’on a pu voir dans Game of Thrones d’après George R.R. Martin et American Nigtmare (James DeMonaco, 2013), sauve également le film. Nous découvrons enfin qu’une mère peut détenir un rôle important au cinéma, ce qui sort de l’ordinaire, car d’habitude, les parents des personnages principaux sont très effacés.
Skript accorde un avis plutôt négatif à The Mortal Instruments : La Cité des Ténèbres car, malheureusement, on est trop souvent ramenés à la saga Twilightécrite par Stephenie Meyer, comme par exemple le trio amoureux entre Clary Fray, Jace Wayland et Simon Lewis. Il y a aussi la scène du piano avec Clary Fray et Jay Wayland, plongés dans une forte attraction amoureuse, accompagnés d’une oeuvre, non pas de Claude Debussy mais de Beethoven. Sans oublier la présence de vampires et de loups-garous qui s’affrontent.
Certaines scènes ne sont pas abouties, comme par exemple celle où Simon Lewis se réveille de son coma après son séjour dans le repère des vampires, avec une trace de morsure et une nouvelle faculté : il peut voir sans ses lunettes (nous voyons bien ici la référence au premier volet de la saga Spider-Man de Sam Raimi). Nous nous attendions donc à un rebondissement, mais cet événement n’aura aucune conséquence.
D’ailleurs, le personnage de Simon Lewis donne certes un regard objectif sur les autres personnages car il est le seul ne disposant pas de facultés extraordinaires, ce qui est en soi un bon point. Seulement, son personnage n’a pas de grande importance, il attire le mépris car il est spectateur de l’aventure, il subit les événements et n’apporte que des ennuis à l’équipe des chasseurs d’ombres.
Les personnages de Clary Fray, Jace Wayland, Jocelyne Fray, le sorcier Magnus Bane et de Valentin (interprété par Jonathan Rhys Meyers) sont plus élaborés. Nous connaissons les liens existant entre eux, leur passé, ce qui leur donne davantage d’épaisseur. En revanche, les autres personnages font office de figurants, nous ne connaissons pratiquement rien d’eux, ce qui est fort dommage car cela crée un déséquilibre entre les personnages que nous connaissons bien et ceux que nous ne connaissons pas du tout.
Il y a cependant un seul détail qui relève la fin du film, c’est un rebondissement vraiment inattendu concernant Clary Fray et Jace Wayland. Malheureusement, malgré cet événement qui surprend véritablement, le film reste tout de même très prévisible. A noter aussi qu’il n’y a qu’une scène romantique, ce qui « casse » ce parallélisme avec Twilight, mais il y a trop de scènes de combats, trop de clans, trop de personnages non travaillés, ce qui ennuie profondément le spectateur.
The Mortal Instruments : La Cité des Ténèbres contient également quelques références aux films Harry Potter, SOS Fantômes et Narnia, ce qui aurait pu enrichir le film, mais ne fait qu’ajouter un surplus de clins d’oeil et alourdit le film.
Par C. C.-V.