The Amazing Spider-Man 2 : Notre avis

Marc Webb continue son bonhomme de chemin dans le milieu des super-héros tout en gardant la réalisation qui avait fait le succès de son film 500 jours ensemble. Beaucoup plus posé et moins tape-à-l’oeil que les autres Marvel, le film oscille toujours entre comédie dramatique et blockbuster. Et ça marche ! On a le temps d’entrer dans l’intimité des personnages tout en profitant à fond des scènes de combats et de vol dans les rues de New York, clairement filmées pour une 3D immersive.

Mais le film essaie d’explorer trop de directions à la fois et c’est là son principal défaut. Entre la question des parents disparus, Electro qui vient le chatouiller, le retour de Harry Osborn et son histoire avec Gwen Stacey, Peter Parker a pas mal de pain sur la planche. Tandis que le couple devient le pilier du film, les grands méchants trouvent leur place et un certain sens commun s’impose. Mais la quête du père absent est tout à fait superflue et on finit par ne plus trop s’y intéresser. Elle était déjà de trop dans le premier volet et les scénaristes donnent l’impression de s’être empêtrés dans cette histoire et ne savent pas comment s’en défaire.

Côté casting, Andrew Garfield reste fidèle à son Spider-Man, plus torturé qu’avant mais toujours plein d’humour et de dérision, et l’alchimie entre lui et Emma Stone rend le couple qu’ils forment vraiment attachant. C’est cette complicité qui tient vraiment le film de A à Z. D’autant plus que Gwen Stacey est une femme forte et moderne qui détrônera assez facilement la Mary-Jane de Sam Raimi dans le coeur des spectateurs. Quant aux méchants, Dane deHaan campe un Harry Osborn aux antipodes de celui de James Franco et crée un super némesis à Spidey grâce à une excellente performance. Et ce n’est même pas le méchant principal ! C’est Jamie Foxx qui a cet honneur et qui entame les hostilités. Les scènes de batailles entre lui et Peter sont d’ailleurs les plus impressionnantes.

Bien construit et plus rythmé que le premier, ce nouveau The Amazing Spider-Man reste un bon divertissement malgré ses quelques défauts de scénario. Il rassemblera le grand public et réconciliera peut-être quelques puristes avec la franchise. Cependant, la question de la légitimité d’un reboot reste ouverte. Certes Sony réussit à asseoir la nouvelle identité de son héros mais n’était-il pas trop tôt pour proposer une nouvelle version du personnage ?

Après un premier volet chaotique, espérons que ce second film plus réussi sera le tremplin d’un troisième opus qui aura appris des erreurs de ses prédécesseurs.

MDZ