Suicide Squad: Analyse et décryptage des premières photos !

Comme très souvent aujourd’hui, Hollywood tente de prendre les devants face aux nombreux paparazzis et fans assoiffés de photos de tournage. Commencé il y a plusieurs jours, celui du film Suicide Squad a fait escale le temps de quelques mois à Toronto. Un moment tourné en studio, l’équipe n’a pas hésité hier dans la nuit à filmer quelques séquences en plein centre de la métropole Canadienne.

Warner Bros, quelques heures auparavant, au côté du réalisateur du film David Ayer, a préféré assurer ses arrières et poster un premier aperçu officiel de l’équipe du film costumée. Ainsi nous découvrons les looks d’Adam Beach (Slipknot), Jai Courtney (Captain Boomerang), Cara Delevingne (Enchantress), Karen Fukuhara (Katana), Joel Kinnaman (Rick Flagg), Margot Robbie (Harley Quinn), Will Smith (Deadshot), Adewale Akinnuoye-Agbaje (Killer Croc), et Jay Hernandez alias El Diablo.

suicidesquad2016

Le film est probablement l’un des plus scrutés de l’année 2016 par les fans et les professionnels du monde entier, le projet étant de taille et tout aussi important que le Batman v Superman de Zack Snyder,  pour le bien et le futur de l’univers cinématographique de Dc Comics. Pour rappel, l’histoire de Suicide Squad est celle d’un commando de super-vilains, qui œuvre pour une agence secrète du gouvernement. Le long-métrage devrait alors poser les bases et pions d’un échiquier tendu mais fort excitant !

Poisseuse, mal saine, sombre et sans limite sont les maîtres mots pour décrire ce premier aperçu des Suicide Squad. Fidèle, pour l’instant, à son cinéma avec Fury, le réalisateur et scénariste David Ayer semble ne pas avoir mis de côté son univers crasseux et parfois très urbain.

Une flopée d’informations sont à décortiquer dans ce premier cliché. Skript.fr vous propose un décryptage, après celui du Joker, à la loupe de cette équipe de super-méchants made in Dc Comics.

ss castbanner

KILLER CROC

Popularisé au début des années 90 grâce au dessin-animé de Paul Dini et Bruce Timm, redynamisé par Jim Lee dans le célèbre Hush et devenu célèbre plus récemment dans la vague de jeux-vidéos Arkham, le personnage de Killer Croc fait figure dans la branche « mutante » de la Rogue Gallery de Batman. De son vrai nom Waylon Jones, Croc est un homme atteint d’une maladie de peau qui recouvre son corps d’écailles, sa physionomie évoluera peu à peu pour s’approcher de celle d’une sorte de crocodile anthropomorphe de grande taille.

Son look n’a cessé d’évoluer au fil des années, passant d’une couleur grise à verte, d’un homme-crocodile à un monstre crocodile. David Ayer semble avoir opté pour une sorte de mutant aux allures plus humaines, assez fidèle finalement au personnage dans l’excellent Joker de Brian Azarello et Lee Bermejo (mais sans pouvoir), que la version gigantesque des jeux Arkham.

Croc reste aussi l’un des rares ennemis du Dark Knight à posséder quelques super-pouvoirs: une force surhumaine, une résistance hors norme, endurant aux blessures, doté d’un sens et d’un odorat bien plus développés en plus d’une force de frappe digne d’un reptile. Rien indique encore si cette version plus urbaine du personnage sera amenée ou non à physiquement grandir ou même exploser au film de l’histoire. A noter l’effort de la production à opter pour un véritable maquillage et costume plutôt qu’un CGI de mauvaise facture.ss croccc

Le BONUS: le blouson style « croco » est un clin d’œil grinçant au personnage et ses bandes autour des mains et avant-bras fidèles aux versions comics et jeux-vidéo.ss decryptcroc

Le BONUS Monopoly: Un aperçu plus « monstrueux » du personnage sur le plateau…

ss setrev001

 

DEADSHOT

Créé en 1959, le personnage de Deadshot a depuis sa création fait du chemin dans l’univers Dc Comics passé depuis le milieu des années 80 comme un anti-héros charismatique et leader. Devenu assassin et mercenaire, lui aussi à Gotham City, Deadshot intègre rapidement les Suicide Squad, recruté par Flagg.

Ayer opte pour un look plus proche de celui des New 52, aux couleurs rouges, avec des pièces de protections aux épaules et jambes, malgré un masque plus « classique » toujours doté du célèbre viseur et d’un espace de respiration et communication. Armé, comme dans le comic-book, d’une pléiade de pistolets sur les jambes et avants-bras, ce Deadshot ne manquera pas « d’arroser » ses ennemis.

A noter les logos de l’équipe des Suicide Squad sur les différents pistolets mitrailleurs et une sorte de citation sur la mitraillette encore difficilement décryptage ( « I am the law » ?).ss deadshotcc

ss decryptdeadshot ss decryptdeadshot002 ss decryptdeadshot003

Le BONUS Monopoly: Will Smith, sans masque mais en costume, sur le plateau de tournage:ss setrev002

 

EL DIABLO

Méconnu des lecteurs Français, le premier El Diablo fait ses débuts dans la série All-Star Wester (série déjà peu populaire dans les années 70). Trois versions du personnage verront le jour depuis sa création, le héros originel suivi d’un second (Rafael Sandoval) dans les années 80, et un troisième plus contemporain créé en 2008: Chato Santana, un ex criminel, hospitalisé après un accident doté d’un pouvoir lui permettant de contrôler le feu.

Ici sans aucun doute le réalisateur David Ayer a préféré une version plus récente, encore une fois celle des New 52, graphiquement très proche des dessins de Phil Ester et Andy Parks. Un personnage encore tatoué, effet que semble adorer le metteur en scène.ss diablocc

Le BONUS: A noter le petit « Diablo » sur la veste du personnage.ss decryptdialo

Le BONUS Monopoly: A quelques minutes du tournage, un nouvel aperçu du personnage d’El Diablo.ss setrev005

 

ENCHENTRESS

Capable de se transformer et d’acquérir toute une série de pouvoirs magiques et mystiques uniquement en prononçant son nom, l’Enchentress est un personnage plus que bipolaire dans l’univers Dc: tantôt super-héroïne, tantôt super vilaine. Cette version « sorcière » du mythe du Docteur Jekyll et Mister Hyde est surtout connue des lecteurs par son intégration récente dans la Justice League Dark, une adaptation fantastique et horreur de la Ligue des Justicers, aux côtés de Zatana, Swamp Thing ou encore Constantine.

Mise à part le changement continu d’humeur et le côté instable du femme, son intérêt dans le film résidera probablement dans son aspect visuel et sa portée magique dans l’équipe.
Warner joue encore la « presque carte » de l’horreur et du terrifiant avec ce personnage mystérieux qui pourrait s’avérer l’une des plus belles surprises du long-métrage ou au contraire d’un échec cuisant.ss enchentresscc

 

RICK FLAGG

Chef des Suicide Squad, et initialement interprété par Tom Hardy le nouveau Robocop, Joel Kinnaman, aura la lourde tâche de jouer le rôle de garde fou et essayer de canaliser au maximum cette équipe de super-vilains et mener à bien l’opération commandée par Amanda Waller (Viola Davis). Pilote de chasse à ses heures perdues, sans pouvoir, aux allures de G.I. Joe, Flagg n’entretient pas forcément des liens affectueux forts avec la plupart des membres de son élite, dont notamment Deadshot (qui semble ne s’entendre finalement avec personne)… de quoi laisser présager quelques combats et affrontements au sein de l’équipe… en plein final ?

ss flagcc

Le BONUS: Le nom de Flag apparait sur la veste du personnage… probablement au cas où le comédien aurait oublié « l’appellation » de son héros.ss decryptflag

 

HARLEY QUINN

Si le challenge de Suicide Squad réside aussi d’adapter au cinéma des personnages méconnus du grand public, celui de transposer des icônes populaires du monde du comic-book en est tout autant un ! Et pour cause, la mémorable Harley Quinn, apparu pour sous les traits du dessinateur Bruce Timm dans le dessin animé des années 90, fera pour la première fois son apparition sur les toiles. Un pari pour Warner et Ayer qui devront imposer une version adéquate et cohérente d’une héroïne très cartoonesque dans un univers cinématographique réaliste.

Qu’à cela ne tienne, le background et la multitude de possibilités et facettes d’Harley laissent un champs de capacités et de liberté assez excitantes pour un réalisateur et son actrice Margot Robbie, déjà remarquée dans Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese.

Annoncée il y a plusieurs jours, Harley Quinn dans ce film devrait porter plusieurs vêtements dont le célèbre rouge, noir et blanc, premier du titre et bien connu des fans. ici il s’agirait, encore une fois (et oui, je sais !) d’une version plus contemporaine et fidèle aux derniers numéros de l’univers New 52. L’approche et le look du personnage devraient un tantinet changer sous la direction du dessinateur Philippe Briones dans les mois à venir dans un nouvel arc de la série New Suicide Squad (dont vous pouvez admirer un premier aperçu juste en dessous en n/b).

Quoi qu’il en soit cette première Harley version cinéma semble tout aussi dégénérée, rigolote et sexy que la version papier.ss harleycc

Le BONUS: Comme son Mr.J, cette Harley Quinn ne résignera pas sur les tatouages, un style punk que semble adorer Ayer. L’un d’entre eux nous a d’ailleurs tapé à l’œil, et semble être proche d’un visage du Batman aux allures très 50’s. Un pied de nez parfait face au Dark Knight !ss decrypharley002

ss decryptageharley001

Si le verni bleu et rouge donne un côté très pop et fidèle au personnage, les quelques bijoux aux côtés très blinb-bling semblent avoir été chez le même fournisseur que le Joker de Jared Leto. Une manière un peu plus subtile de s’unir contre le bien et la justice, n’est-il pas ?!ss decryptharley003

Sponsorisé par Addidas, 100% Harley Quinn.ss decryptharley005

Flingue en poche, menotte à la main, petite veste aux couleurs du personnage, la version de David Ayer semble aussi s’être inspirée des récents jeux-vidéos Arkham et encore une fois d’une vision plus punk du comics.ss decryptharley006

Le BONUS Monopoly: Les toutes premières photos de tournage à Toronto. On notera la coloration des cheveux et une batte de baseball « Good Night » (fidèle au comics) qui annoncent sans aucun doute quelques scènes trash et rigolotes, totalement imprégnées par l’essence du personnage.ss harley004

 

KATANA

Prochainement dans la série Arrow, appartenant à l’univers de Batman, Katana sera elle aussi membre des Suicide Squad (et des Birds of Prey dans le comics) ! Japonaise douée par les arts-martiaux, Katana reste un personnage inédit dans l’univers Dc Comics, doté d’un bagage et d’une histoire fidèle aux épopées des Samouraïs d’antan. Une potentielle manière habile d’ouvrir quelques nouvelles portes inédites dans le genre du comic-book (quoi ? On me parle de The Wolverine ?), en plus d’une future chorégraphie aux sabres, souvent agréable et excitante visuellement.

Côté look, le masque et le katana de la guerrière sont au rendez-vous.ss katanacc

ss decryptkatana

 

  SLIPKNOT

Tout comme El Diablo, personnage totalement inconnu au bataillon, Slkipknot est un méchant attitré à l’univers de Firestorm  (apparu récemment dans la série télé The Flash) au cours des années 80. De son vrai nom Christopher Weiss, Slipknot comme tant de super-vilains est un scientifique déchu aux allures un brin ridicule et kitch, maître dans l’utilisation des cordes pour tuer de manière assez vive et cruelle ses ennemis.

Fini le pyjama de Ninja aux contours rouges ridicules, cette adaptation cinéma offre à Slipknot une stature plus moderne aux allures de soldat, criblé de différents types de cordes et probables autres pistolets grappins.ss slipknotcc

ss decryptsliktnot

 

CAPTAIN BOOMERANG

Le meilleur pour la fin ? A la fois kitch, loufoque, drôle et meurtrier Captain Boomerang n’a cessé de naviguer entre de nombreuses versions et visions depuis le début des années 60 face à Flash. Pour rappel, le personnage est expert, tout comme Bullseye dans Daredevil, dans le jeté d’objet dont notamment toute une série de boomerangs qu’il porte sur lui au quotidien.

Si rien ne l’indique encore, il semblerait que David Ayer ait penché pour le second Captain Boomerang, Owen Mercer, apparu pour la première fois dans Identity Crisis #3 en 2004 et non pas le Boomerang d’origine créé entre autre par Carmine Infantino.

Tout comme Harley Quinn ce premier Boomerang cinéma semble un savant mélange entre la version comics et un univers plus réaliste que Dc Comics tente de proposer à ses spectateurs.captboom

Le BONUS: Les célèbres mitaines du personnage semblent elles aussi au rendez-vous. A noter une sorte de porte couteau (ou boomerang) en bas de la jambe scotché.ss decryptcaptboom001

N’oublions pas le bonnet du personnage, les célèbres rouflaquettes de l’Australien et cerise sur la gâteau une veste bleu, style jogging, avec annoté dessus « Captain ».ss decryptcaptboo001

Le BONUS Monopoly: Captain Boomerang sur le tournage…

 

EN RÉSUMÉ…

Le plus important finalement dans cette affaire n’est certainement pas le look nouveau (ou pas) des ces héros ou anti-héros mais plutôt l’ambiance générale que le réalisateur David Ayer tente d’installer à travers cette aventure aux paris risqués… Imaginez en 2009, un an seulement après la sortie du premier Iron Man, Marvel Studios annoncer la sortie d’un film axé sur le Mandarin, Loki, le Baron Zemo, Krang et Crimson Dynamo… et encore Disney ne possédant pas les méchants de l’univers Marvel les plus intéressants.

Ici, grâce à cette première photo, les indices quant à un univers sombre, peut-être un brin moins réaliste que le Batman v Superman de Snyder, mais plus axé sur quelque chose de très urbain, sur un film de gang, sont posés. Rien indiquait à l’annonce de la production de ce projet, l’atmosphère et l’environnement dans lesquels allaient évoluer les Suicide Squad. Plusieurs pistes ont probablement été envisagées, celle d’un blockbuster centré sur de l’action soutenue mais présentée de manières diverses, par le biais de différentes formes visuelles et scénaristiques semblent avoir été approuvée.

Notons aussi les différentes portes qu’ouvrent le film avec des espaces et sphères tout aussi divers qu’inédits: le côté thriller/espionnage avec les personnages de Deadshot et Slipknot, l’aspect forcément cartoon/trash d’Harley Quinn, les monstres avec Killer Croc, la tournure magique/fantaisie avec l’Enchentress, une apparence mystique très influencée par les contes et les couleurs Mexicaines avec le personnage d’El Diablo, et un visage complètement barré et excitant de Captain Boomerang.

Si le film n’atteindra peut-être pas les sommets du côté du box-office, Warner Bros peut sans aucun doute bénéficier d’un potentiel excellent bouche à oreille, en plus d’un casting fort alléchant, d’une certaine mise en avant du nouveau Joker, et d’une nouvelle entrée en matière dans l’univers Dc Comics au cinéma et du genre du comic book movie.

Entre Avengers, Gang of New York et Inglourious Basterds ce curieux cocktail pourrait servir de parfait rafraichissement pour l’été 2016.

ss gag