Ninja Turtles : Un reboot plaisant, notre avis

Je dois vous avouer un truc… Je n’ai jamais vraiment aimé les Tortues Ninja. Déjà étant petit, j’avais du mal à me souvenir des prénoms qui allaient avec les bandanas ! S’il a pu m’arriver de m’amuser de temps à autres avec un Donatello en jouet, la licence ne m’a jamais plus attiré que cela. Dès les prémisses d’un nouveau Tortues Ninja au cinéma, je me suis donc montré sceptique, mais c’est avec curiosité que je me suis rendu à l’avant-première du film de Jonathan Liebesman, qui avait déjà signé le blockbuster dantesque La Colère des Titans (2012).

Dois-je vraiment les présenter ? Les tortues ninja sont des créatures de laboratoire ayant subi une mutation génétique ayant décupler leur taille et leurs capacités physiques. Menés par la figure paternelle de Splinter, les quatre reptiles à carapace règnent sur les égouts de New York d’où ils tentent d’empêcher l’infâme Shredder de mettre ses plans à exécution.

Ninja Turtles est avant tout une origin story qui tente de mettre en place une toile de fonds pour d’éventuelles nouvelles aventures. Tout démarre avec une April O’Neil incrédule mais téméraire qui va élucider le mystère de ces justiciers masqués. Le film met un peu de temps à se mettre en place avant de livrer une multitude de séquences d’action.

Produit par Michael Bay, expert ès explosions et gourou de la saga Transformers entre autres, Ninja Turtles fait tout ce que l’on pourrait attendre d’un blockbuster. La formule est respectée : de l’action rythmée à laquelle viennent s’ajouter des gags plutôt marrants… La copie est de bonne facture. Seul regret, certaines scènes d’humour peuvent paraître un peu forcées, notamment autour du personnage d’April O’Neil.

En effet, on a l’impression que le scénario de Ninja Turtles, tortues mutantes qui font du kung-fu oblige, cherche par tous les moyens à ne pas se prendre au sérieux. Si le résultat est obtenu, cet aspect reste peut être un peu trop insistant, à tel point que l’on sentirait presque de la part des scénaristes qui ont pour but de donner dans l’épique avec un matériau qui aurait vite pu tomber dans le ridicule.

Du côté des acteurs, difficile de se prononcer étant donné qu’en dehors d’un caméo de Whoopi Goldberg, seuls Megan Fox, Will Arnett et William Fichtner sont visibles face caméra. À noter toutefois que les tortues ninja, avec leur visage très humanisé, réussissent dans de rares gros plans à faire passer une émotion. De plus, les nombreux accessoires de chaque frère (en plus de leurs armes) ajoutent de la clarté au film, chacun ayant ses attributs particuliers. Et je suis heureux d’annoncer qu’enfin je sais différencier Donatello de Leonardo. L’honneur est sauf !

Alors oui, je l’avoue, je ne partais pas forcément gagnant avant la séance de Ninja Turtles. Mais le fait est que le film agréable à regarder. Les scènes d’action sont souvent réussies et lisibles. Passé l’étonnement premier concernant le design des frères tortues, force est de constater que l’ensemble est plutôt fun et se laisse déguster avec le sourire. Si Ninja Turtles n’est très certainement pas le film de la fin d’année, il n’en demeure pas moins un divertissement correct qui nous fait passer 1h40 dans une salle obscure sans voir le temps passer. Et, après tout, c’est bien tout ce que l’on demande à un blockbuster de nos jours !

T.M.