Mademoiselle: notre avis sur le nouveau Park Chan-Wook

Corée années 30, pendant la colonisation japonaise. Une jeune femme du nom de Sookee est engagée comme servante d’une riche Japonaise Hideko, vivant recluse sous la coupe d’un oncle tyrannique, Kouzuki, qui dispose d’une collection d’œuvre de littérature bien spéciale, dans une majestueuse demeure mélangeant le style anglais au japonais.
Mais Sookee a un secret… avec l’aide d’un escroc elle compte détourner toute sa fortune.

Park Chan-Wook réalisateur du cultisme Old Boy fait son retour derrière la caméra. N’ayons pas peur des mots, il réalise à mes yeux le chef-d’œuvre d’une vie. Un des plus grand film féministe de cette année, un drame romanesque mélangeant à la perfection thriller et perversions sexuelles.

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Mais il ne faut pas oublier que Mademoiselle est avant tout une sublime histoire d’amour. Comme le fut La vie d’Adèle, je me dois de rester silencieux sur le déroulement de l’intrigue, pour ne pas vous gâcher le plaisir indéniable qui se dégage de ce film au twist incroyable et multiple. 2h25 de bonheur incomparable, rien n’est joué encore pour la Palme d’or, bien au contraire…

Adapté Du bout des doigts de la roman­cière Sarah Waters, conseillé par la femme du cinéaste, le scénario de ce nouveau long-métrage est implacable et la mise en scène sublime composée de talents sans précédant mis en valeur par la décoration de Ryu Seong-Hee. Chung-Hoon Chung grand ami fidèle de Park Chan-Wook émerveille le film par sa photographie. On peut également féliciter Sang-Kyung Cho pour ses costumes incroyables, qui avant cela avait travaillé sur l’excellent A bitterseet Life de Kim Jee-woon. Sans oublier bien évidement Cho Young-Wuk qui pour leur cinquième collaboration, signe ici l’une des plus belle composition musicale de cette année 2016.

Sookee, interprétée par Kim Tae-Ri fait ses premiers pas dans le monde du cinéma, grande habituée du théâtre, et s’impose comme l’une des révélations du Festival de Cannes. Un prix d’interprétation féminine ne serait pas impossible et méritée.

Vous aurez compris, Mademoiselle est plus qu’un grand film, c’est une merveille d’intelligence et d’érotisme. Il faudra se rendre à l’évidence ce film mérite un prix dimanche prochain.

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Jonathan Pichot