Jurassic World: Notre avis !

Je dois vous avouer que je faisais partie des sceptiques à l’annonce de la suite Jurassic World, une vingtaine d’années après la trilogie originelle. Et à plus fortes raisons lorsque le film a enfin dévoilé son trailer. Mais Jurassic World fait partie de ces films sur lesquels le spectateur nourrit de secrets espoirs. « Par pitié, faites qu’il soit bon« , me dis-je en prenant place dans la salle de projection. Car c’est avant tout le petit garçon amoureux des dinosaures qui s’éveille lorsque les lettres flottant devant le globe terrestre forment le logo Universal. Ce petit garçon là, Jurassic World ne l’a pas déçu. Laissez-moi vous dire pourquoi…jurassicworld critique4

Tout d’abord, Jurassic World est un hommage constant au premier Jurassic Park de Steven Spielberg sorti en 1993. Partout on sent le film de Colin Trevorrow marqué de l’empreinte du chef d’oeuvre original. Les fans retrouveront ainsi de nombreux clins d’œil au premier film tout comme les thèmes originaux de John Williams. C’est simple, Jurassic World nous ramène instantanément dans ce monde de tous les possibles. D’un point de vue purement structurel, Jurassic World prend presque des allures de remake tant les parallèles avec le Jurassic Park de 93 sont saisissants jusqu’aux frissons ressentis lorsque l’on se sent traqué par le plus grand prédateur que la Terre ait jamais connu. Visuellement bien sûr, la charte graphique de Jurassic Park se voit modernisée. Les fans regretteront peut être l’absence notable des marionnettes qui avaient tant marqué lors de la sortie du premier film jurassique. Toutefois, les effets spéciaux sont tout à fait crédibles et l’on retrouve avec bonheur les dinosaures qui avaient fait le succès de la franchise. Tyrannosaure, pterodactyls, velociraptors, tricératops, brachiosaures… ne cherchez pas ils sont tous là.

Notons en revanche qu’en 2015 de « simples » dinosaures ne semblent plus suffire à Hollywood. Dans Jurassic World, la star n’est plus le T-Rex mais sa version mutante, l’Indominus Rex, créée en laboratoire pour le plaisir des visiteurs du parc, assoiffés de nouveautés et de frissons. Au début du film, les scénaristes semblent d’ailleurs critiquer cet état de fait, créant ironiquement ce qu’ils rejettent avec un script qui donne volontiers dans le toujours plus grand, toujours plus terrifiant. De la même manière qu’un Tyrannosaure ne semble plus suffire de nos jours, Jurassic World passe du temps à nous expliquer qu’il est virtuellement possible de dresser des vélociraptors. Si cette intrigue est intéressante et sert au développement de l’histoire, les moments de clarté laissés au spectateur nous ramènent tout de même à une vraie sensation de too-much.jurassicworld critique3

La surenchère est à tous les étages de Jurassic World. Le scénario sert une véritable débauche d’effets visuels très réussis. Le final, que je vous laisserai évidemment découvrir, vous en donnera pour votre argent. Jurassic World est un spectacle titanesque dont on ressort presque abasourdi. À moins que ce sens du too-much vous gêne auquel cas il y a des chances que Jurassic World vous tire des soupirs défaits comme ce fut le cas non loin de moi durant la projection. Jurassic World n’est donc pas exempt de défauts, c’est vrai. Mais il constitue une très belle surprise pour un amoureux du premier Jurassic Park qui avait perdu l’espoir de revoir un bon film de dinosaures un jour. Retrouver ces dinos presque là où on les avait laissés est une véritable joie et lorsque le générique apparaît, le garçon en moi n’avait qu’une envie : retourner dans ce monde imaginaire !

Chris Pratt, star montante de Hollywood, sait également être grand seigneur et se laisse parfois même voler la vedette par Bryce Dallas Howard, premier personnage féminin dont le rôle est fort.

Pour moi, l’illusion a totalement fonctionné. Je ne croyais pas le dire un jour mais Colin Trevorrow a réalisé la suite à Jurassic Park que j’attendais. Je ne sais pas si le film aura autant d’impact sur ceux qui n’ont pas vu ou pas aimé Jurassic Park, probablement pas. Mais en ce qui me concerne, Jurassic World m’a prouvé que j’adore toujours autant les dinosaures.jurassicworld critique2

Et retrouvez notre nouvelle pastille vidéo intitulée Deskryptage dont le premier numéro est consacré à la saga Jurassic Park et durant laquelle nous vous proposons de revenir sur tous les chiffres marquants des trois premiers films.