« Absolutely eat dessert first. The thing that you want to do the most, do that. »
« Parfaitement, commencez par le dessert. La chose que vous souhaitez faire le plus, faites la ! »
Joss Whedon. Pour le grand public, ce nom était, jusqu’ici, soit inconnu soit lié à une série à succès des années 90-2000, Buffy contre les vampires. Aujourd’hui, le scénariste/réalisateur aux multiples facettes devient une star grâce au succès planétaire de The Avengers. Mais bien avant que la fièvre collective n’en fasse une révélation soudaine, un contingent de fan savaient, eux, que « The Master » était bien plus qu’un petit scénariste d’Hollywood. Sous-estimé depuis des années par le grand public, ces fans de la première heure (dont quelques uns de la rédac’ de Skript.fr font fièrement parti !) peuvent maintenant affirmer haut et fort : « Joss Whedon est un Dieu du cinéma, et on vous l’avait bien dit ! »
Retour sur 20 ans de carrière d’un grand cinéaste qui souffle ses 50 bougies le 23 juin 2014.

« Crazy crisp dialogue. Incredibly tight plotting. Big emotion »
« Des dialogues croustillants, une intrigue au cordeau, de grandes émotions »
(1993-1997)
Petit-fils de John Whedon, scénariste pour la télévision américaine dans les année 50, fils de Tom Whedon, scénariste lui aussi pour la télé dans les années 60-70, Joseph « Joss » Whedon était prédestiné génétiquement à devenir scénariste. Troisième d’une fratrie de cinq garçons (ses deux plus jeunes frères, Jed et Zack Whedon ont déjà collaboré avec lui sur plusieurs projets), Joss Whedon grandit à New-York et va à l’école où sa mère est professeur d’histoire (Elle écrit aussi des nouvelles pendant son temps libre… prédestiné on vous dit !). Joss part ensuite étudier 2 ans en Angleterre puis rentre aux États-Unis pour faire des études de cinéma à la Wesleyan University.
A la fin de ses études, il se re-localise sur la côte ouest et obtient son premier boulot de scénariste à 25 ans, sur la série à succès Roseanne (1988-1997). Il écrira 4 épisodes de la deuxième saison en 1989. Après un passage sur la série Parenthood, Whedon propose en 1992 à la 20th Century un scénario original qui deviendra le film Buffy, tueuse de vampire. Le résultat final, bien loin de la vision de Joss, est un échec, et un nanar finit (la version française traduit Buffy par « Bichette« , je vous laisse imaginer tout au long du film ce que ça donne…) .

Whedon continu son chemin à Hollywood et devient « Script-doctor« , ré-écrivant de façon non crédité les dialogues de Guet-Apens de Roger Donalson (1994), Speed de Jan de Bont (1994), Mort ou vif de Sam Raimi (1995), Waterworld de Kevin Reynolds (1995) et Twister de Jane de Bont (1996). Et oui, tout ça !
Mais même si c’est un boulot assez lucratif, Joss ne veut pas s’en contenter. 1995 marquera un premier tournant dans sa carrière. Avec six autres scénaristes, il se retrouve à écrire un film d’animation réaliser par John Lasseter : Toy Story. Et une nomination aux Oscars pour meilleur scénario original à la clé pour l’équipe !
Deux ans après ce succès, la Fox, qui semble apprécier son travail, fait de nouveau appel à lui pour l’écriture du quatrième opus d’Alien : Alien la Résurrection, réalisé par Jean-Pierre Jeunet. Cependant, une fois de plus, Whedon est déçu par la réalisation de son scénario :
Il est revenu durement sur cette expérience en 2013 lors d’une interview avec Total Film Magazine :
« J’avais écris deux personnages pour Alien : Resurrection, et leur histoire voulait que vous ne saviez pas ce qu’ils allaient devenir. L’un d’eux devient fou. Et qu’est ce qu’ils font ? Il appel Brad Dourif. Donc il y a pas de surprise. Brad est un très bonne acteur mais il est catalogué dans ce genre de rôle. Puis il cast J.E.Freeman comme voyou et son personnage est supposé être un mystère lui aussi. Et voilà, de nouveau il n’y a plus de mystère. Ce ne sont que quelques exemples parce qu’il y en a des milliers comme ça dans Alien: Resurrection. (…). Non, je passerais jamais outre. Quand vous faites un film, vous faites quelque chose qui durera pour toujours, et spécialement aujourd’hui, avec un internet. Donc il y aura toujours un mauvais Alien. Un mauvais Alien avec mon nom dessus. «
Après ça, il écrira (toujours en co-scénariste) Titan A.E pour la 20th century Fox et Atlantide pour Disney avant de revenir à un projet plus personnel, qu’il a gardé en mémoire depuis 4 ans, un projet qu’il pourra contrôler de A à Z, et sur lequel il pourra s’exprimer pleinement !
« Buffy’ is about growing up. ‘Angel’ is really about already having grown up, dealing with what you’ve done, and redemption. »
« Buffy est à propos de grandir. Angel est à propos d’avoir déjà grandit, géré ce que vous avez fait, et la rédemption »
(1997 – 2004)
« Dire que Buffy a été la plus plus fantastique, difficile et gratifiante expérience de ma carrière serait en dessous de la vérité… Cette série m’a porté et non pas le contraire. Elle m’a appris quoi dire, quoi montrer, quand donner du réconfort et quand montrer du sang. Cette série, du haut de ses 7 ans, est quelque chose de vivant. Mettez-la sur votre étagère et allez vous coucher. Elle vous chuchotera des choses durant votre sommeil »
Après avoir donné ses scénarii pour le grand écran et avoir été déçus plus d’une fois, Whedon se tourne vers le petit. Buffy ne l’ayant jamais quitté, il relance le projet. L’idée même lui est venu des films d’horreur dans lesquels la blonde un peu écervelée est toujours tuée en premier. Joss pense donc qu’il est temps de lui donner une meilleure image.

C’est ainsi qu’en 1997, le réseau WB, qui a un créneau de vide dans sa grille, programme une saison de 12 épisodes. La première scène de la série résume à elle seule l’idée : un couple s’introduit dans le lycée, lui essayant d’impressionner la petite blonde effrayée à ses côtés. Mais le danger ne vient pas toujours de là où on le croit et la blonde sort les crocs pour se faire un petit casse-croute du beau-gosse du lycée. Voilà, le ton est lancé, rien ne sera plus pareil dans le petit monde des séries. Le succès est immédiat. La série sera diffusée pendant 5 ans sur la chaine, avant d’être récupérée pour les 2 dernières saisons par la chaine UPN (devenue the CW après fusion en 2006). 7 saisons et 144 épisodes (26 scénarisés et 20 réalisés par Whedon) plus tard, la blonde écervelée est maintenant la femme forte sur qui le sort du monde repose. Toute une génération d’adolescentes remercie Whedon d’avoir écrit une héroïne comme il n’en existait pas à la télé à cette époque.
Devant le succès de la série, en 1999 est lancé le spin-off basé sur Angel, l’amour (impossible…) de Buffy. Plus noir et plus adulte, Angel durera 5 saisons (8 épisodes scénarisés et 6 réalisés par Whedon), entre 1999 et 2004 et étendra un peu plus la « mythologie Buffy ».
I’m a science fiction geek from birth – that’s just who I am.
« Je suis un fana de science fiction depuis la naissance. C’est juste qui je suis. »
(2000 – 2005)
« Je préfère faire une série que 100 doivent voir, plutôt qu’une série que 1000 veulent voir »
Tout en travaillant sur Buffy et Angel, Whedon s’attèle à un nouveau projet : Firefly. Cette série, pourtant géniale, n’aura droit qu’à 14 épisodes (seulement 11 seront diffusés) et une annulation précoce. La Fox diffuse les épisodes dans le désordre et les programmes de plus en plus tard.
« Pour Firefly, c’est simple : les dirigeants de la Fox à l’époque étaient des abrutis. Ils n’ont rien compris à ce que je faisais, j’ai tout fait pour sauver la série (…) j’ai eu beaucoup de chance, parce que ma première série, Buffy, a tenu sept ans, et ma seconde, Angel, a duré cinq ans. J’ai cru qu’il suffisait d’avoir une bonne idée, et de lancer une série pour qu’elle trouve son public. J’ai appris à mes dépens que ce n’est pas aussi simple. Pour autant, je n’ai pas un souvenir douloureux de cette « période d’échec. » (01/2014).
Space-opera situé en 2517, Firefly suit les aventures du Captain Reynolds (Nathan Fillion, déjà vu dans Buffy) et de son équipage à travers la galaxie. Subtil mélange futuriste et « old western », avec les dialogues pince-sans-rire et efficace qui font désormais la « Whedon touch », la série deviendra cultissime auprès des fans du scénariste. Grâce à leur soutiens, Joss Whedon pourra lui donner une fin au travers du film Serenity. Échec commercial puisque intiment lié à la série, le film recevra tout de même plusieurs récompenses (scénario, réalisation et acteurs/trices dans les catégories spéciales science-fiction notamment). Trois comic-books complètent aussi certains arcs narratifs installés dans la série, permettant aux fans de trouver un peu la paix intérieur (mais pas complètement… snif…)
« Firefly est la seule de mes séries sur laquelle je pourrais me pencher à nouveau. Je l’adore, et j’adore les acteurs qui y jouaient » (01/2014)
« Who is to say who is the villain and who is the hero ? Probably the dictionary ! «
« Qui décide qui est le méchant et qui est le héros ? Probablement le dictionnaire ! »
2008-2010
Répondant avec humour à la grève des scénaristes de l’hiver 2007-2008, Whedon écrit une web-série atypique : Dr Horrible’s Sing-Along Blog.
Réalisée sous forme de comédie musicale en 3 épisodes, la série suis un super-vilain (Neil Patrick Harris) de second ordre, le super héros (Nathan Fillion, encore lui) qui ne cesse de déjouer ses plans et la jeune femme (Felicia Day, vu dans Buffy, aussi) dont il est amoureux et à qui il n’ose pas parler.
« La seule fois où j’ai voulu dire quelque chose de « politique » à travers une de mes œuvres, c’était avec Dr Horrible. Je voulais prouver qu’on peut créer une série sur Internet, et réaliser des profits, sans l’aide d’un studio. C’était un message délibéré de lancer cette web-série, mais la web-série elle-même n’avait rien de politique. Je ne fais pas une série ou film pour prouver quoi que ce soit. Je n’ai pas besoin d’affirmer mon identité ou de défendre mes opinions. Je veux juste faire ce que j’aime. »
En 2009, la grève finit, Whedon décide de collaborer une nouvelle fois avec la Fox (Mais non !! pourquoi…) et lance une nouvelle série. Après avoir touché au Fantastique, au Space-opera futuriste et à la Comédie Musicale, voilà la Science-Fiction ! Dollhouse voit le jour. Porté par Elisa Dushku (Buffy, Angel…) la série aborde de nouveaux thèmes :
« Qui suis-je ? Qui m’a créé ? Pourquoi suis-je comme ça ? Qu’il y a-t-il de bon en moi ? Qu’il y a-t-il de mauvais en moi ? Qu’il y a-t-il d’éternel en moi ? Qu’il y a-t-il d’évanescent en moi ? Et tous les gens de la série planchent sur ce même problème, mais pour des raisons différentes. C’est là le cœur de la série : Qui sommes nous ? »

La série a elle aussi du mal à trouver son public. Il faut dire que le postulat de départ, des humains à la mémoires reprogrammable, peut en laisser plus d’un sur le carreau. Mais les fans sont là et le show est néanmoins renouvelé pour une seconde saison.
« Avec Dollhouse, ça a été plus complexe. C’était une série futuriste dure à vendre, qui ne parlait pas à tout le monde. Certains ont trouvé le concept offensant, certains n’ont pas saisi où était l’intérêt de cette histoire. Avec Dollhouse, j’en suis moi-même arrivé à un stade où je ne savais plus trop quoi en faire… » (01/2014)
Les désaccords entre Whedon et la Fox ne font qu’empirer. Il semblerait que dès le départ, la chaine s’attendait à découvrir un univers un peu moins sombre et plus pop. La série est officiellement annulée après 2 saisons et 26 épisodes . Heureusement cette fois ci 2 épisodes bonus en clôture l’intrigue.
« Si personne ne veut de ma prochaine histoire, je la filmerai dans mon jardin… ou je passerai à la suivante »
« Why do you write strong female characters ? Because you’re still asking me that question ! »
« Pourquoi écrivez vous des personnages féminins fort ? Parce que vous me posez toujours la question ! »
S’il y a bien une chose que toutes les créations de Whedon ont en commun, ce sont les femmes fortes. Si c’est une chose qu’on ne devrait plus avoir à noter de nos jours, la réalité nous oblige à le pointer du doigt. Personne n’écrit des personnages féminins comme Joss Whedon. Buffy, la blonde un peu naïve, qui aime les fringues et être reine de printemps, est aussi la fille la plus forte du lycée. Et pas seulement physiquement. A 16 ans elle vit des traumas bien supérieur à la moyenne et grâce à ses amis et à sa force intérieur réussit son combat. Mais on pourrait cité aussi Willow, la petite geek renfermée qui devient la plus puissante des magiciennes. Ou encore Zoé, Inara, Kaylee et River ! de Firefly. Ou Echo, Wiskey et Adèle de Dollhouse.

Dans les créations de Joss Whedon, il n’y a jamais de personnages qui ne sont « que » faire-valoir, féminin comme masculin. Ils ont tous leur propres agenda et leur personnalités bien a eux. Et c’est particulièrement valable pour les femmes, c’est vrai. Et c’est tant mieux! Cette attitude face aux femmes et aux personnages en général forge les séries fantastiques d’aujourd’hui. Et les scénaristes ayant travaillé avec Whedon travaillent maintenant sur des séries qui sont l’héritière directe de cette philosophie : Douglas Petrie : Buffy, American Horror Story, les 4400 … David Fury : Buffy, Angel, 24H Chrono, Fringe… Andrew Chambliss : Dollhouse, Once upon a Time, Vampire Diaries, Heros… Sarah Fain : Dollhouse, Vampire Diaries, The Shield, Lie to Me… etc…etc…etc…
La « Whedon touch » est composée de personnage fort et indépendant, d’un sens de l’humour acéré, de scénarii originaux qui renouvellent un peu le genre de la SF et du Fantastique qui a tendance à se reposer sur ses acquis. C’est surement ces particularités qui ont fait de Whedon un scénariste culte avec une base de fans parmi les plus fervente du milieu.
« I’ve always dreamed of doing a summer blockbuster. But the more I can close to it, the more it got away »
« J’ai toujours rêvé de réaliser des blockbusters estivaux. Mais plus je me suis rapproché de ce monde-là, plus il s’est dérobé »
Après avoir passé du temps à la télévision, Joss Whedon aimerait retrouver le grand écran. Et dans un domaine qu’il n’a pas encore touché, du moins pas au cinéma, les super-héros ( Il a écrit la série de comics Astoninshing X-men pour Marvel) . Super Héroïne en l’occurrence, puisqu’il se trouve, en 2007, en pleine discussion avec DC Comics et la Warner pour réaliser les aventures de Wonder Woman. Et qui de plus logique que Whedon pour réaliser un film sur la demi-déesse Amazone ? Mais après un temps infini ( près de 2 ans) passé à débattre du scénario avec le producteur Joel Silver, un terrain d’entente ne peut-être trouvé et Joss Whedon quitte le navire et laisse DC comics pour Marvel qui l’engage en 2011 pour réaliser son Avengers. Profitant de la « Whedon Touch », le film est le 3ème plus gros succès de tous les temps. Pierre angulaire de l’univers Marvel, The Avengers est maintenant un point de comparaison. Il y a un avant et un après, non seulement au niveau de l’histoire (tous les films de Marvel sorti après font référence au film) mais aussi du point de vu de la construction. Joss Whedon a acté comme script-doctor sur le second Thor: Le monde des ténébres notamment. Les films ont une meilleure unité et présente des caractéristiques proches de Whedon, notamment dans l’humour et la légèreté de ton mis en balance avec des scènes beaucoup plus sombres.
« Je suis tout à fait pour le « faites le sombre, faites le sinistre, faite le dur », mais après, pour l’amour du ciel, faites une blague ! »

« Remember to Always be yourself… unless you suck. »
« Souviens toi d’être toujours toi même… à moins que tu sois nul »
Grâce aux Avengers, Joss Whedon à maintenant la reconnaissance du grand public et un boulot chez Marvel pour quelques années encore. Age of Ultron, le second volet de la franchise doit sortir en 2015 et c’est en aucun doute que Joss continuera à officialiser dans l’ombre pour Marvel sur ses autres films. Alors quoi ? Joss Whedon, estampillé Marvel pour le reste de sa carrière ? C’est bien mal le connaitre. En 2012, juste avant la folie Avengers, Whedon, avec sa boite de production Mutant Enemy (Grr. Argh !), écrit et produit La Cabane dans les bois, film d’horreur fantastique qui voit une bande d’étudiant pris au piège dans une cabane…dans les bois. Au casting on retrouve des habitués du « Whedonverse », notamment Fran Kranz (Dollhouse), Amy Acker (Angel, Dollhouse…) et un certain Chris Hemworth.
« A la fin de The Avengers, ma femme et moi devions partir une semaine en vacances à Venise, et elle a dit « non, t’as besoin de te relaxer, tu devrais faire un autre film. Tu as le casting, tu peux trouver l’équipe, je t’ai construit un décors. C’est la meilleure chose pour toi. Et elle avait raison ! »
Avant le montage de The Avengers, Joss s’attaque à un autre projet, plus relaxant (selon lui !) : l’adaptation de la pièce de Shakespeare, Beaucoup de Bruit pour rien. Le film, tourné en noir et blanc, est une reprise moderne de l’histoire mais les dialogues restent ceux du dramaturge. Le casting réunit est un grand mélange de l’univers Whedon. Sur la dizaine d’acteurs principaux, tous avaient déjà jouer au moins une fois dans un projet de Whedon. C’est dire s’il est fidèle ! La propre maison de Joss sert de décors aux facétieuses aventures de Bénédict et Béatrice. Un film d’été entre pote façon Joss Whedon !

Après ces « vacances » donc, il peut maintenant monter Avengers, finir Beaucoup de bruit pour rien et relancer d’autres projets. Avec Marvel, c’est la série Agent of the S.H.I.E.L.D qui démarre en 2013. Si c’est Joss qui créé la série, c’est son frère, Jed Whedon qui en est le show runner principal avec sa femme, Maurissa Tancharoen. La série vient d’être renouvelée pour une seconde saison et un spin off est d’ors et déjà prévu.
Côté film, Avec Bellwether Pictures, la compagnie qu’il a fondée avec sa femme, Joss Whedon sort des tiroirs un scénario écrit en 1998. La réalisation de In your eyes est confiée à Brin Hill et le film fait ses débuts au Tribeca film festival en avril 2014. Il sera mis en ligne directement, accessible à la location dans le monde entier et n’aura pas de parcours traditionnel en salle.
« Write it. Shoot it. Publish it. Crochet it, Sauté it, whatever. Make. »
« Ecrit le.Filme le. fais en du crochet,fait le sauté. Qu’importe. Fait. »
Joss Whedon. Si sa base de fans est aussi forte, c’est parce que tout ce qu’il fait vient du cœur.
« Quand vous pensez aux fans, vous pensez plus à « ce dont vous n’avez pas assez » et à « où doit on aller émotionnellement ? » Mais au delà de ça, vous pensez surtout à « Qu’est ce qui m’excite ? Qu’est ce qui ne va pas chez moi et à quel point c’est cool ? » C’est un terrain de jeu. »
Comme un grand gamin, Joss Whedon joue avec des univers. La preuve ultime ? Le logo de Mutant enemy est un petit zombie traversant l’écran de droite à gauche en disant « Grr. Argh ». Et bien sûr, c’est Joss lui même qui anime et prête sa voix.
D’une histoire à l’autre, quel que soit le support (télé, ciné, Bédé…), l’humour cynique et parfois naïf de Whedon transparait, avec les mêmes qualités d’écriture et de dramaturgie. Son imagination n’a pas de limite et c’est un touche à tout. Je vous ai dis qu’il à réalisé un épisode de la série Glee ? et qu’il fait un caméo dans la série Veronica Mars ?
Même si le sort s’est acharné sur certain de ses meilleurs projets, il ne se départie jamais de son verbe efficace et de son calme olympien.
« J’écris pour me donner de la force. J’écris pour être le personnage que je ne suis pas. J’écris pour explorer toutes les choses qui m’effraient. »
Joss Whedon ? C’est juste un fan boy qui créé des univers pour que d’autres fan boys ( and girls ! ) puisse s’émerveiller. Et nous, c’est pour ça qu’on l’aime.

MDZ & Adrian Phocas