Doctor Who Saison 8: Notre avis sur le premier épisode !

Ah ! Qu’il est toujours étrange de regarder le premier épisode après la régénération de notre docteur préféré… « Notre docteur » qu’on doit « re-apprécier ». Doctor Who est bien la seule série où je me force à « aimer » un acteur ! J’avoue, dans ma grande honte, que j’ai dû attendre plusieurs mois avant de m’habituer à la 11ème incarnation et réussir à continuer la série. Et après ? J’ai adoré ! Matt Smith est devenu l’un de mes docteurs fétiches et j’ai dû le quitter avec un pincement au cœur…

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Mais alors qu’en ait-il de ce douzième ? On va s’y habituer… S’habituer à son caractère ‘Scotich’, que Peter Capaldi n’a pas voulu effacer, donnant dès lors au personnage une nationalité et un accent marqué qui lui permet de proposer quelques répliques haineuses contre les anglais… David Tennant (10e Docteur), lui aussi écossais, a même dénoncé une possible « fainéantise » de son confrère, lui ayant ravalé le sien pour un bel accent british ! S’habituer à ses bizarreries et à la peur qu’il abandonne son compagnon… Décidément, il n’est pas très sympathique, froid, distant, dans la lune et perso !

La prestation est magnifique, Capaldi est un grand docteur, mais revient le problème majeur : S’habituer, et ce n’est pas sûr que tout le monde y arrive !

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La relation Clara (Jenna Coleman)/Docteur a changé. On sent une méfiance de Clara envers « son » Docteur. Et il faut l’avouer nous non plus on ne sait pas encore quoi penser de lui. Lui-même aussi d’ailleurs ! Pourquoi ce visage ? Pourquoi ci-tôt régénéré paraît-il si vieux ? Steven Moffat (producteur exécutif et chef scénariste de la série (lui aussi écossais, bizarre…)) voulait qu’il y ait moins de possibilité de « flirte » entre le docteur et son compagnon en mettant une barrière d’âge, pour revenir sur des relations et bases plus proches des premiers docteurs de la série vieille de 50 ans. Capaldi reprend sa place de Time Lord, et surtout de « Lord », avec sa droiture, sa prestance. Ce n’est plus le « pote » sympa et supra intelligent mais l’homme sage.

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L’épisode commence légèrement, avec quelques bruits de cartoons notamment ! Londres, un dinosaure, époque victorienne. Rien de plus normal ! Nous retrouvons des visages connus (Dame Vastra, Jenny et Strax) histoire que nous ne soyons pas trop déboussolés après huit mois d’attente, puis l’ambiance retourne au sérieux. Après que le Docteur reprenne ses esprits (même pas pour se rappeler les prénoms de ses « amis)) il se la joue « solo » et découvre le pourquoi du comment de ce T-Rex flambé version : combustion spontanée. Le scénario reprend une situation finalement classique, inspirée « en partie » d’un épisode de la saison 2 « The Girl in the Fireplace », soit des droïdes qui cherchent à se réparer avec… des humains !

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Verdict final : très bon épisode dans l’ensemble, hâte de voir la suite après une fin d’épisode émouvante et mystérieuse… Mais j’ai peur de mes capacités « d ’adaptation ».

 

Camille LE NORMAND