Un café, s’il vous plaît ! » Il en fallait un pour aborder cette première journée de folie pure . Café Society, le nouveau Woody Allen, un an après L’homme irrationnel.

Il est assez tard 2h34, pour écrire une critique de tout point constructive. Ce Woody Allen, a part moment des accents Coeniens, on a l’impression d’y retrouver un cousin un peu plus déjanté du film des frère Coen : A serious man avec un arrière goût de Bienvenue chez les sopranos. Jamais Kristen Stewart n’a été aussi sublimement filmée depuis le début de sa carrière. Elle dégage une grâce et un regard tout simplement étourdissant. Le travail de Vittorio Storaro combiné à la mise en scène de Woody Allen, fait tout simplement des merveilles. Après l’annulation de son repas, le cœur explosé de déception suite à la fin de son histoire, Vonny revient vers Bobby pour se confier. Cette scène avec sa lumière sublime, restera pour moi un moment de grâce inoubliable comme il y en a eu peu.
Aucune faute de goût dans ce film, dans lequel Jesse Eisenberg n’a jamais autant ressemblé à un Woody Allen lors de ses débuts dans le milieu du cinéma . Sa démarche, son dos un peu courbé, cette élocution à vitesse grand v. Corey Stoll, le frère gangster, réalise également une excellente performance. Des dialogues excellents, le tiroir de Woody, toujours aussi bien fourni. « Si il y avait une vie après la mort, les juifs auraient plus de client. » Où encore « si tu vis ta vie tous les jours comme si c’était le dernier, un jours tu auras raison. »
