Café Society: notre avis sur le nouveau Woody Allen

Un café, s’il vous plaît ! » Il en fallait un pour aborder cette première journée de folie pure . Café Society, le nouveau Woody Allen, un an après L’homme irrationnel.

Le film a lieu dans les années 30 à New York où Bobby (Jesse Eisenberg), lassé de travailler dans la bijouterie familiale, décide de tenter sa chance au pays du cinéma, Hollywood. Bobby tombe en amour de Vonnie (Kristen Stewart), secrétaire de Steve Carell dit Phil le grand patron. Seul problème Vonnie n’est pas libre et sort avec un journaliste souvent en déplacement…                   Bobby ressentant un lien entre eux, ne s’en décourage pas pour autant.

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Il est assez tard 2h34, pour écrire une critique de tout point constructive. Ce Woody Allen, a part moment des accents Coeniens, on a l’impression d’y retrouver un cousin un peu plus déjanté du film des frère Coen : A serious man avec un arrière goût de Bienvenue chez les sopranos. Jamais Kristen Stewart n’a été aussi sublimement filmée depuis le début de sa carrière. Elle dégage une grâce et un regard tout simplement étourdissant. Le travail de Vittorio Storaro combiné à la mise en scène de Woody Allen, fait tout simplement des merveilles. Après l’annulation de son repas, le cœur explosé de déception suite à la fin de son histoire, Vonny revient vers Bobby pour se confier. Cette scène avec sa lumière sublime, restera pour moi un moment de grâce inoubliable comme il y en a eu peu.

Aucune faute de goût dans ce film, dans lequel Jesse Eisenberg n’a jamais autant ressemblé à un Woody Allen lors de ses débuts dans le milieu du cinéma . Sa démarche, son dos un peu courbé, cette élocution à vitesse grand v. Corey Stoll, le frère gangster, réalise également une excellente performance. Des dialogues excellents, le tiroir de Woody, toujours aussi bien fourni. « Si il y avait une vie après la mort, les juifs auraient plus de client. » Où encore « si tu vis ta vie tous les jours comme si c’était le dernier, un jours tu auras raison. »

Malgré tout, on ressent un léger coup de mou au retour de New York mais la fluidité de la mise en scène le fait passer rapidement. Au delà de l’humour noir du film, s’y dégage une magnifique histoire d’amour qui ne pouvant être vécue pour le moment, reste un rêve.
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