Batman: Assault on Arkham: Notre avis sur « l’autre Suicide Squad » !

Ahh, l’animation… Qu’y a t’il de mieux qu’elle pour retranscrire sur écran les mouvements de nos héros de papiers glacés ?

Si aujourd’hui lorsqu’on parle d’adaptation de l’homme chauve-souris, on pense en premier lieu à Christian Bale ou Heath Ledger, il fut un temps où deux noms revenaient dans l’esprit des aficionados: Kevin Conroy et Mark Hamill. Si ce dernier est connu pour être le fils de Darth Vader, il est aussi dans l’esprit de beaucoup de fans de par le monde, la « voix officielle du Joker« . Les films d’animation font partie de la culture comics et certains, comme The Killing Joke, sont fortement attendus et participent à l’essor culturel de nos héros en collants.

Batman-assault-on-arkham-2014Tandis que le MCU est en plein essor et semble avoir pris 10 ans d’avance sur DC, il y a bien une catégorie où la firme à deux lettres est en tête : les films d’animation. Et on a eu le droit à tout, de l’excellent
 Flashpoint au plat Son of Batman, l’aile gauche de DC Comics n’ a pas chômé ces dernières années, et la sortie du long-métrage réalisé par David Ayer oblige, il est temps de revenir sur l’un des plus gros travail de Jay Olivia: Assault sur Arkham.

Dérivé de l’univers des jeux vidéo Arkham Asylum de Rock Steady ( si vous n’y avez pas joué, je vous sommes d’arrêter votre lecture et de vous y mettre immédiatement) , Suicide Squad: Assaut sur Arkham est un film d’animation réalisé par Jay Oliva sorti en 2014. Après l’intervention de Batman dans sa tentative d’arrestation du Sphinx, Amanda Waller décide de réunir sa « Task Force X » afin de les envoyer récupérer des fichiers compromettant. Deadshot, Harley Quinn, Captain Boomerang, Killer Frost, King Shark et Black Spider compose ce nouvel escadron suicide qui devra s’introduire dans l’asile d’Arkham et essayé de survire dans un tir croisé entre Waller, Batman et le Joker.

Alors, avant de faire « péter la dubstep » et faire voler les balles, tentons d’éclaircir un point, CECI n’est PAS une comparaison entre le film animé et la dernière œuvre de David Ayer, nous traiterons ce film comme n’importe quel œuvre. Soyez en certain !

Le film d’animation Suicide Squad est particulier, c’est le seul qui soit tiré de l’univers du jeux vidéo et non une adaptation de comics pure, ce qui permet aux réalisateur et scénaristes une bien plus grande liberté dans le traitement des personnages. Amanda Waller et la « Task force X » ne sont que mentionnés dans les jeux vidéos, (on aurait d’ailleurs aimé voir Deathstroke de Arkham Origins, mais ne soyons pas trop gourmands) si DeadShot, Harley Quinn et le Sphinx sont des adversaires récurrents du joueurs, le reste de l’équipe est inédit dans l’univers.

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Donc on suit notre petite bande de joyeux lurons dans leur promenade dans le célèbre asile pour super criminel de Gotham, à la recherche de l’Homme-Mystère. Bien évidemment, nous retrouvons Deadshot en tant que chef de file; et les tensions sont palpables. Les interactions entre les protagonistes sont réalistes, nous sommes avec une équipe de vilains, humains oui, mais criminels. Leurs instinct reprenant très vite le pas sur leur lucidité, les voir évoluer tout au long du film est aussi excitant que de regarder la réaction chimique de plusieurs composants explosifs dans une éprouvette !

Mais comment peut on discuter d’un « film Batman« , sans le « Cape Crusader him-self »? Notre héros préféré est bien présent dans le métrage animé, mais plus en tant que centre de l’histoire ou antagoniste principal de nos anti héros, non. Le Dark Knight fait office de force de la nature implacable ne s’encombrant pas des raisons de la mission de la Suicide Squad. Il a son propre but, peu importe les enjeux ou les organisation impliquées dans l’histoire, il est et restera intraitable. Et avouons-le, c’est plutôt rafraichissant de voir le chevalier noir du point de vue de ses ennemis, que ce soit le respect qu’il lui accorde ou la crainte qu’il leur insuffle. Néanmoins on pourra remettre en question le fait que Batman laisse des gardes se faire tuer sciemment pour réussir sa mission…

Au tour du prince du rire, le Joker. Si on peut regretter Mark Hamill dans son plus grand rôle, on peut tout de même saluer la performance de Troy Baker. Le Joker joue ici le rôle d’un élément plus que perturbateur, un baril de nitroglycérine ambulant mu par une volonté insaisissable. Et le climax n’en est que plus surprenant et logique.

Batman-Assault-on-Arkham-Sneak-Peek-Featurette-JokerLe film nous offre d’ailleurs une situation de triangle « amoureux » entre le Joker, Harley et Deadshoot, si cette relation semble saugrenu, la narration l’amène de façon crédible et ne ridiculise absolument pas le film. Et c’est aussi l’une des facettes les plus réussies de ce Suicide Squad, chacun à son propre objectif et ses affinités avec la plupart des personnages. Boomerang et Deadshot entretiennent une rivalité immature, Kingshark tombe amoureux de Killer Frost et Black Spider n’a qu’une seule idée en tête , s’enfuir après avoir tué tous ces criminels.

On suit chacun des protagonistes jusqu’à un Climax qui, pour une fois, n’est pas accéléré, ne nous laisse pas sur des interrogations inutiles et satisfait enfin nos petites mirettes.
Je me fais un point d’honneur à ne rien « spoiler » dans cet article, car ce film vaut le coups d’être vu, et l’univers animé DC est l’un des mieux construit et des plus florissant d’un studio d’animation occidental. Évidemment nous rendrons hommage aux talentueux acteurs de doublages de la version française qui font ici un travail remarquable. Batman Assault on Arkham est un excellent long-métrage d’animation, offrant une autre vision de nos méchants préférés. Alors courez-vous vous procurer le DVD ou le blu-ray !

Sam Le Pirate